Chère Scarlet, l’histoire de ma dépression post-partum – Teresa Wong

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J’ai gagné ce roman graphique en jouant à un concours sur le compte Instagram des éditions Dunod. Sachant que je gagne aux concours une année bissextile sur deux, j’ai été ravie ! D’autant que la thématique abordée m’intriguait beaucoup.  A 35 ans passés et sans enfant, la maternité me questionne énormément. Plus qu’elle ne m’attire pour le moment, d’ailleurs. Tu l’auras compris avec le titre, ici on va parler de la dépression post-partum de la mère

chere scarlet - BD sur la depression post partum de Teresa Wong

Résumé de Chère Scarlet 

Dans ce roman graphique intime et émouvant, Teresa Wong écrit et illustre l’histoire de sa lutte contre la dépression post-partum sous forme d’une lettre à sa fille Scarlet. Déchirant et drôle, Chère Scarlet rend parfaitement compte du désespoir silencieux de celles qui souffrent de dépression post-partum et du profond sentiment de culpabilité et d’incompétence.
Chère Scarlet est un parcours poignant et profondément personnel à travers les complexités de la nouvelle maternité, offrant de l’espoir aux personnes touchées et l’assurance qu’elles ne sont pas seules.

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Mon avis sur Chère Scarlet

“Drôle”
C’est le mot employé dans le résumé pour parler de cette BD. Je ne suis pas du tout d’accord. A aucun moment je n’ai trouvé ce récit drôle. Même pas le soupçon d’une blagounette qui tombe à plat… A moins que le terme “drôle” n’évoque l’étrangeté de ce que l’on n’a absolument pas l’habitude d’entendre à propos de la maternité ?

La dépression, je connais. J’y ai sombré dedans une fois et demi à cause du travail. Je ne savais pas du tout par contre à quoi cela pouvait ressembler dans le cadre des suites d’un accouchement. En définitive, les symptômes et le mal-être régulier sont similaires. Je n’ai eu aucun mal à me reconnaître et à reconnaître mes propres pensées passées par moments. Je suis surprise toutefois qu’un tel moment de bonheur supposé (c’est ce que tout le monde en dit en tout cas dans mon entourage, dans les livres, à la radio…) puisse être vécu dans une une telle souffrance. Où est le fameux “quand on te pose ton bébé dans les bras, tu oublies tout des souffrances des dernières heures, c’est le bonheur absolu…” ?

Avec ce roman graphique, on comprend mieux comment une dépression post-partum peut s’installer. A chaque femme sa faiblesse et ici, on découvre celle de Teresa : un énorme manque de confiance en elle depuis l’enfance couplé à une fatigue intense due à une anémie.
On ressent tout de sa solitude, de son sentiment d’incompétence, de ses blocages maternels, de sa culpabilité profonde. On comprend aussi l’importance d’un entourage bienveillant et présent pour apporter une épaule solide sans se substituer totalement à ce rôle de mère qu’il faut apprivoiser avant d’endosser pleinement.

J’ai également été surprise qu’en dépit de tout ça, l’auteur et illustratrice Teresa Wong, remette le couvert ! En moins de 2 ans en plus ! Je crois que je n’aurais jamais pu !

M’enfin, je ne te spoile pas davantage et je te laisse découvrir ce roman graphique autobiographique courageux et pudique qui a l’immense mérite de lever le voile sur le fait que non, un début de maternité n’est pas toujours synonyme d’amour inconditionnel ni de joie. Et surtout que c’est tout autant normal que le reste… Etre  mère n’est pas aussi naturel que le fait de respirer. On devrait le dire à toutes les femmes enceintes pour lever ce sentiment de culpabilité que notre société nous impose dans les magazines et autres pubs.

Chere Scarlet lecture sur la depression post partum des mères

Au final ? Une bonne idée de parler de dépression post-partum ?

Totalement. La dépression d’une mère après avoir donné la vie reste un sujet très tabou dans notre société et donc très (trop ?) méconnu, au même titre qu’une femme qui ne souhaite pas avoir d’enfant. Hors, mettre au monde un bébé et savoir s’en occuper instantanément n’est pas inné pour une femme en dépit de tout ce que le sacro-saint instinct maternel des familles veut bien nous laisser croire. La maman qui galère n’a alors de ressenti que celui de la nullité flagrante. Qu’entend-on derrière l’expression de “bonne mère” ? C’est l’interrogation sous-jacente que nous pose cette BD…

Ma note : 18 / 20 

 

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