CAMBRILS : lettre d’amour à mon enfance

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Ma très chère Cambrils,

Je t’écris cette lettre car j’ai appris avec horreur l’atrocité qui t’a frappée la semaine passée. Mon cœur et sa mémoire emplis de toi sont encore sonnés. Comment ? Pourquoi ? Tellement de questions qui entrent en collision avec ma profonde tristesse avant de s’y noyer dedans. Je ne devrais pas le dire, c’est ce qu’ils recherchent, c’est leur donner raison à ces fous. Pourtant, c’est comme s’ils avaient poignardé un membre proche de ma famille tellement tu comptes à mes yeux. Tu es ma madeleine de Proust. Tu es mes souvenirs de bonheur, mes souvenirs heureux, mes souvenirs d’enfant, mes souvenirs innocents. Il faut dire que l’on a grandi ensemble toi et moi, que l’on a vécu beaucoup de premières fois. Tu te rappelles ?

A 3 ans : le magnétisme maritime

J’avais 3 ans quand on s’est rencontrées la première fois.  Peut-être un peu moins, mais la mémoire de mon album photo commence à partir de là. La mienne propre a fait RESET. Un biberon avec toi ou avec Toulouse, ça ne changeait pas trop mon univers vois-tu…
Toujours est-il que mes parents t’ont jugée suffisamment sécure, avec ta voisine Salou, pour emmener la prunelle de leurs yeux jusqu’à toi. Totalement à raison. Mon sixième sens d’enfant ne s’est jamais mis en alerte. JAMAIS.

Pas même lorsqu’en plein hiver, ravie de voir encore la mer, je me suis mise à courir comme face à un champ de fraises tagada (Usain Bolt n’aurait jamais fait mieux) avant de m’y jeter dedans, accompagnée de mes vêtements ! Quand on aime, on ne se déshabille pas toujours, tu sais !

C’est à partir de ce moment que tu as été le début d’une série de premières fois : découvrir qu’on ne se baigne pas à toutes les saisons à la mer en Europe !

 

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A 4 ans : le tourisme alternatif

J’ai développé une vraie passion pour les manèges mécaniques en solitaire ! Cette année-là, c’est le centre d’intérêt qui a potentiellement commencé à faire disjoncter quelques neurones à mes parents. Il faut dire que les infernales 3 min de tour répétitif sont accompagnées d’une musique d’ambiance métallique tout aussi répétitive ! Un vrai régal pour le conduit auditif !
L’enfant a ses raisons que la raison ignore, paraît-il.
Voilà comment j’ai commencé mon intérêt pour le tourisme : les manèges m’ont permis de visiter toutes tes rues !

 

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A 5 ans : les goûts sportifs

Hors saison, dur de trouver des activités ouvertes. Je suis encore petite, on ne peut pas faire grand chose. C’est là que papa a sorti la plus belle chose du monde : une raquette ! Cette dernière ne m’a plus quittée jusqu’à mes 31 ans, quelle que soit la forme qu’elle prenne. Je n’allais plus jamais à la plage en France sans une paire de raquettes. C’était même devenu un des critères de sélection du fond de liste pour mes premiers amoureux !

C’est sur tes plages qu’est donc venue cette évidence : je veux faire du tennis et je gagnerai Roland Garros ! (ou du moins un porte-clés Roland Garros, c’est presque pareil !)

 

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A 8 ans : les mystères de la communication

C’est l’année où j’ai vraiment appris à te connaître. Avant ça, nous allions surtout voir Salou, ta voisine. En partant par chez toi uniquement aux petites vacances, on évitait le tourisme de masse de l’été. Mais petit à petit, la ville de Salou a commencé à prendre de la valeur, les locaux ne pouvaient plus acheter de maisons ou d’appartements à cause de l’inflation. Les promoteurs immobiliers rachetaient la moindre parcelle d’espace de pinède. La grande firme de discothèque « Le Pacha » s’est installée. Le précurseur du parc Port Aventura a vu le jour à l’endroit où j’admirais les étoiles sur la colline entre les épines de pin. Nous n’avions plus d’endroit pour poser notre camping-car au calme dans la nature. La ville laissait place à la station balnéaire des touristes blonds friqués du nord de l’Europe, qui devenait fantôme en dehors de l’été. Un spectacle de désolation au milieu des barres d’immeubles blancs et moches.

Comme seuls les arbres ne peuvent pas bouger quand les conditions leur déplaisent, nous avons migré. Chez toi, à 10km, Cambrils. Dix petits kilomètres vous séparaient et pourtant j’ai découvert en ton sein tout ce qui avait disparu de Salou : l’âme ! Tu étais tout sauf une station balnéaire. Tu étais un village, un village de pêcheurs ! Un village rempli d’espagnols catalans qui parlaient vraiment espagnol (et un peu catalan) ! Et que ça. Immersion linguistique en chargement…

Je me suis fait plein de copains et de copines de vacances sur tes plages. Tes, au pluriel. Parce qu’il n’y a pas que celle des Ramblas. Mais chut, c’est secret, tes habitants veulent continuer à avoir la paix en maillot de bain. Sauf que tout le monde parlait en espagnol. Merdalors. Pas simple de se faire comprendre quand papa et maman n’ont pas trop envie de venir jouer avec nous à « trap-coule » entre sable et eau !

C’est là que j’ai compris l’intérêt majeur que je devais porter aux langues vivantes quand je serai plus grande. Pile à cet instant précis.

 

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A 9 ans : la pêche du jour

Cambrils, un port de pêche, c’est ce que présentent les cartes postales chez le buraliste sur la place. En 1993, on ne s’y trompait pas en regardant ton port : il y avait plus de bateaux et autres barques de pêche que de yachts.
Après avoir jeté quelques pesetas dans la fontaine à miracles (mais pas celle de 25, ma préférée, avec un trou au milieu), on se dirigeait vers la jetée de droite, au soleil couchant. C’est là qu’avait lieu la vente à la criée de la pêche du jour.
J’en ai découvert grâce à toi des poissons d’eau salée et des bestioles étranges ! Ça puait tout ça, mais j’adorais l’ambiance et les couleurs. Je ne comprenais rien à ce que les gens criaient mais j’aimais leur entrain, leur ballet de négociations à bâtons rompus, sous l’œil des mouettes à l’affût de l’aubaine délaissée. Les sacs de courses repartaient un peu plus pleins et les sourires un peu plus étirés.

Première fois : pour mieux appréhender le poumon d’un pays ou d’une ville, il faut aller au marché, quelle que soit sa forme !

 

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A 10 ans : les barbecues sur la plage

Au bout des Ramblas, il existait (existe ? Je ne sais plus), un bout de plage arboré. C’est là que tous les habitants se retrouvaient pour faire des barbecues le dimanche midi.
C’est là qu’un de tes garagistes nous a invités à partager son déjeuner à la braise avec sa famille et ses amis. Il faut dire que notre fidèle J7 avait une santé fragile et nous obligeait à faire souvent des étapes de cure mécanique chez lui. Mes parents ont donc sympathisé avec les mains pleines de cambouis.
Eugenio et sa femme Anita étaient chiliens. Ils ont fui la dictature de Pinochet pour retrouver une vie plus vivable et pour offrir un avenir à leurs enfants avec toi, Cambrils. Tu étais synonyme d’espoir.

Première fois : Comprendre que la liberté, l’égalité, la fraternité, c’est inscrit sur les murs des écoles et des mairies en France mais que ce n’est pas valable partout dans le monde.

 

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A 12 ans : los Reyes Magos

Les Rois Mages, quoi. Ce sont eux qui apportent traditionnellement leurs cadeaux aux petits espagnols, pas le Père Noël (même si maintenant ça peut aussi être le cas).
Les stars locales défilent le 5 janvier au soir dans les rues de la ville, c’est la Cabalgata de los Reyes Magos, et ils lancent des bonbons, des friandises à la foule en délire. C’est aussi le moment pour les enfants de transmettre leur lettre contenant leurs vœux de cadeaux, comme on le ferait pour le Père Noël. Prudence est mère de sûreté pour ne pas se retrouver avec un microscope quand on rêve d’une voiture téléguidée !

C’est la première fois que je peux y assister car le calendrier scolaire français est enfin favorable au spectacle. Je suis fascinée par cette tradition, surtout le moment où tu fais sortir les Rois Mages et leur cortège de pages de trois bateaux de pêche, Cambrils !

Première fois : Les pays du monde ont des fêtes qui ressemblent aux nôtres mais elles peuvent avoir des variantes. Il y a aussi d’autres fêtes qui n’existent pas chez nous.

 

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A 13 ans : le Parc Sama

Situé à 5 km de la côte, ce parc est une pure merveille ! Comme beaucoup, j’ai cru que tes environs n’étaient que des stations balnéaires sans charme mais je me trompais. Par une journée de printemps, mon père nous a emmenés au Parc Sama, dans une partie un peu plus reculée de ta municipalité.
Le parc, à la croisée du romantisme, de l’extravagance, des héritages coloniaux, sait surprendre et enchanter ses visiteurs. Je me souviens qu’à l’âge du sourire constipé, j’avais adoré cette visite.

Première fois : Toujours rechercher l’insolite dans un voyage, du plus ordinaire au plus roots, pour s’illuminer les yeux de paillettes.

Pour en savoir plus sur ce parc qui existe encore : Site internet

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A 10 ans et plus : la glisse à roller

Contrairement aux raquettes, l’intérêt pour le roller n’a jamais été réciproque. Les roulettes ne m’aimaient pas.
Sauf sur tes espaces piétons. C’était moins pire.  C’est là que j’ai découvert pour la première fois des patins en ligne. En France, on était encore aux patins à roulettes traditionnels à 4 roues motrices.
Chez toi, c’était presque une institution aussi importante que le foot. Les jeunes de tous âges avaient des rollers aux pieds : sur les Ramblas, dans les rues pentues, au skate-park. Un « skateuh-parkeuh » d’ailleurs… Je n’en avais jamais vu avant ça. Ça m’a rapidement fascinée, ainsi que les graffitis qui changeaient d’aspect à chaque séjour.
Et puis il y avait les acrobates de la culture underground : ces fous merveilleux qui étaient capables de voler au-dessus des voitures, rollers aux pieds et cheveux au vent… Une institution, le début du roller des années 90… Tu te rappelles ?

Première fois : Prise de conscience de l’effet des modes qui arrivent en décalé dans les différents pays.

 

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A 20 ans : premier chagrin d’amour

20 ans, deux ans de relation du premier amour qui prennent fin. Avec ma mère, dans un nouveau camping-car, c’est naturellement à ton sable que je demande d’éponger mes larmes. Ton sel fait des miracles sur le mien.
Je rentre bronzée, sans problème de rétention d’eau, et en ayant effectué un demi-tour qui me permet de regarder davantage devant que derrière. C’est mieux. Mon deuxième amour de jeunesse, quelques jours plus tard, a approuvé.

Première fois : « Ne baisse pas la tête princesse, sinon la couronne tombe. »

A 23 ans : premier parc d’attraction

J’ai assisté à sa construction mais je n’avais jamais mis les pieds à Port Aventura. Dans ma tête, c’était le vilain méchant qui avait tant abîmé la côte. (Je le pense toujours d’ailleurs)
Pour ne pas mourir bête j’ai donc testé. Avec une amie d’enfance. Quoi de mieux pour marcher dans les pas de son enfance qu’une amie d’enfance ? Les parcs d’attractions, les manèges à sensations, ce n’est définitivement pas mon truc mais j’admets que Port Aventura a un sacré potentiel pour les amateurs. C’est une usine parfaitement réglée et qui se tient informée des tendances du moment.

Pour se loger, c’était évident : mon compte en banque ne contenait pas suffisamment de fonds pour payer un repas et une nuit sur le parc ! C’est donc vers toi, Cambrils, que je me suis tournée ! La nuit en hôtel dans le vieux centre était plus que correcte et en plus Port Aventura avait mis en place un service de bus-navette qui nous récupérait le long des Ramblas pour 2€ ! What else ?

Première fois : Ne pas loger dans les parcs d’attractions et faire des économies en allant dans les villes à proximité. On ne perd pas nécessairement trop de temps si on se lève un peu plus tôt !

 

Mes photos numériques de cette période sont parties avec des cambrioleurs.
Je t’invite donc à consulter directement le site internet de Port Aventura.

Au fil des ans : la quiétude des Ramblas

Toutes les villes d’Espagne possèdent des Ramblas, pas seulement les villes côtières, pas seulement toi. C’est un centre névralgique vital pour les espagnols. De 9 mois à 103 ans, on y déambule le soir. On y regarde passer les autres. On se retrouve entre copains pour boire une bière, entre amoureux pour écrire l’histoire de sa vie, entre vamps pour échanger les derniers ragots, en famille pour regarder les enfants jouer en trottinette , à escalader les cages à poules, à s’inventer un avenir joyeux, naïf, coloré.

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Pour nous, tes Ramblas étaient aussi synonyme d’indépendance. On approvisionnait librement notre camping-car en eau grâce aux fontaines présentes. Merci pour ta générosité, Cambrils. Les voyageurs des routes n’étaient pas encore diabolisés à cette époque et cantonnés aux parkings spécialisés ou aux campings. Nous étions peu nombreux. Nous avons tellement apprécié !

 

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C’est cet endroit qui me manquera le plus à chaque retour en France : il permet un moment de réflexion et de gratitude sur la journée qui s’achève lors de la balade du soir. Il contraste aussi atrocement avec les portes closes, les rues désertes, et les télévisions qui parlent en sourdine au travers des fenêtres de la vie française à la même heure.

Aujourd’hui, pour conclure…

C’est par ces Ramblas que je souhaitais terminer cette lettre, Cambrils.
C’est là que l’innocence s’est arrêtée il y a quelques jours. Pour moi mais aussi pour toi et pour tous ceux qui te connaissaient. Le temps s’est figé dans l’indicible, l’inimaginable. On ne devrait JAMAIS tacher l’innocence de l’enfance.
Mais je veux te dire qu’ils peuvent faucher la vie, ils ne faucheront jamais ni les souvenirs, ni le bonheur que tu m’as procurés, Cambrils. Ils n’ont pas ce pouvoir et ils ne l’auront jamais.

J’ai décidé de faire vivre publiquement ces souvenirs aujourd’hui pour que les premières fois du bonheur restent davantage dans les mémoires que celles de l’horreur. Pour rendre hommage à celle que tu es Cambrils, et pas à celle qu’ils veulent te voir devenir.

Beaucoup de l’adulte que je suis à cet instant a été façonnée entre tes murs chaleureux, à la table du restaurant de fruits de mer le Posito, au bar au son des machines à sous qui font tourner les roulettes, au skate-park devant les figures aériennes et les gamelles, à la librairie où j’achetais mes vignettes Panini d’animaux, au parc du Pescador, aux magasins « Todo a cien »,  aux Noches Viejas avec des personnes âgées, au magasin de bijoux original qui venait décorer le cou de ma mère, au phare dont les lumières flirtaient avec les vols de mouettes, à la plage qui a accueilli mes premiers dessins de carnet de voyage ou autres créations « inspirées »…

Tu es éternelle dans mon âme d’enfant, Cambrils. Dans l’âme de beaucoup d’enfants. Sois fière et relève-toi.

Je t’embrasse. Un bisou guérit-tout.

Corinne

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Toutes les photos présentes dans cet article sont les originales prises à l’appareil argentique de notre album photo familial, je n’ai appliqué aucune retouche, aucun filtre, pour plus d’authenticité.

 

Tu es d’avis que le terrorisme ne doit pas tuer le bonheur ni les jolis endroits ? Lutte passivement et partage la joie de cet article sur Pinterest !

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Vos petits mots

  • Je ne m’étais pas emballée, ce texte est vraiment magnifique !
    Tu m’as fait passer par toutes les émotions : joie, bien-être, tristesse, énervement, envie…. Vraiment tu as réussi à nous transporter dans un lieu rempli de beauté. Accompagné de tes souvenirs c’est encore plus prenant. Tu étais sincère et c’est ce qui a donné vie à cet article !
    J’ai eu l’impression d’être à Cambrils le temps d’un instant. Je te rejoins dans tes idées, ne jamais oublier toutes ces petites choses qui apportent le bonheur. Elles sont purement personnelles, elles restent en toi, elles ne seront jamais remplacées par l’horreur, peu importe son visage. C’est un message à porter bien haut, et tu le fais bien.

    • Merci beaucoup Amandine ! En lisant ton commentaire, je suis contente de voir que ce texte a atteint son objectif : vous présenter Cambrils autrement et faire atténuer l’horreur et la croix couleur sang que ces fous ont tracé dessus. Détruisons les à notre tour par la joie de vivre !

    • Merci à vous de les avoir lus et de diffuser par cette lecture une image de Cambrils différente de celles qui apparaissent malheureusement sur nos écrans depuis des jours…

    • Merci ! C’est bien ce que je souhaitais transmettre… Je suis contente si vous (les lecteurs, hein) estimez que j’y suis arrivée !

  • Très touchant, bouleversant. Merci à toi d’avoir livré ces moments intimes pour nous permettre de découvrir la belle Cambrils autrement que par les images TV de ces derniers jours.

    • Tout le plaisir est pour moi. Il faut vraiment la connaître autrement que par ça. Ce souvenir doit s’atténuer. Tout comme Toulouse ce n’est pas Merah. On n’oubliera jamais mais on sniffe encore plus la vie, la culture et notre chance depuis…

  • C’est un bel article, très touchant, et tu as eu bien raison de le publier. Pour revenir sur notre conversation de Twitter, et bien je ne vois pas ce que l’on pourrait te reprocher ici. Ton article sonne juste, il est triste et fait sourire à la fois.
    Et bon sang ce que tu étais mignonne à souhait toute petite!!!!!

    • Merci, c’est gentil. Comment ça, je ne suis plus mignonne maintenant ?
      Ce que l’on pourrait me reprocher ? D’être narcissique à parler de moi… Dans le top 3 des critiques à adresser aux blogueurs voyage !

  • touchant ton témoignage
    je ne sais pas trop comment tout ça va se finir mais c tellement triste on se sent impuissant
    je ne px pas faire à mon modeste niveau
    mai je continue à voyager
    j avais d ailleurs une conversation à ce sujet hier ma mère avec ma mère qui me disait qu on devrait faire plus attention lors de mes ou nos escapades
    mais faire attention à quoi si je pensais à tout ça je ne sortirais pas de chez moi
    je ne pourrais pas travailler
    je travaille à Paris tout tout près des Champs
    lors de ma escapade de ce we à Marseille j ai visité Notre dame dela Garde , cathédrale Major et d autres choses potentiellement dangereuses
    à ce rythme la je ne voyagerais plus
    comment envisager un voyage à Marseille ou encore Naples dernièrement si je ne visitais pas ces églises potentiellement lieux de rassemblement dangereux et de véritables chef d oeuvre
    oui j utilise ce mot
    je suis tombée en amour pour les églises, basiliques à Naples

    • Le danger est partout maintenant. Bien sûr, il y a les pays en guerre où l’on SAIT que c’est dangereux avant d’y mettre les pieds mais maintenant, il n’y a plus un endroit en sécurité réelle. Surtout par chez nous. Mais la vie doit continuer sinon c’est leur donner raison !
      (quant aux églises, je te les laisse, j’ai fait une overdose en Italie il y a 2 ans ! Maintenant je ne visite plus que celles avec un intérêt majeur !)

    • Merci beaucoup ! Un peu de douceur pour le coeur à notre époque, c’est un petit cadeau du quotidien. Contente qu’il vous ait plu du coup…

    • Oh merci pour ton retour ! J’avais tellement peur de le sortir cet article… C’est de loin le plus personnel que j’ai pu écrire en un an et demi… Je ne savais pas du tout comment il allait être accueilli ! Je suis très contente que ce soit le souvenir de Cambrils que tu garderas. El odio no vencera !

  • Un article très touchant. Tu nous fais passer par toutes les émotions, on passe littéralement du rire au larmes. Et en plus, tu partagés avec nous tes moments privilégiés, ton intimité, ton histoire pour donner un message clair et plein d’espoir : ne nous laissons pas abattre par l’horreur que ces Hommes veulent nous laisser. Merci pour ça !
    PS super chouette les photos rétro

    • Merci à vous deux ! Oui, j’ai ouvert la boîte à souvenirs. Ce n’était pas facile, j’avais un peu peur des réactions des gens. Mais ce sont les tripes qui ont parlé, il FALLAIT que je le dise. Je suis contente de voir que le message est passé pour quelques personnes au moins !
      Pour les photos, merci à mon papa, grand amateur de photographie !

  • Tout d’abord quand j’ai vu CAMBRILS j’ai pensé de suite à ma meilleure amie qui passe ses vacances à Cambrils une a deux fois par an avec son chéri qui a sa grand mère originaire de là bas. Ma meilleure amie m’as toujours raconté que c’était un lieu plein de bonne humeur et de simplicité! Elle en revient toujours reposer et avec le sourire. C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de lire ton article sur le champ. Puis quel plaisir de te lire! Un vrai bonheur! Merci pour ce chouette moment en ta compagnie !

    • Ta meilleure amie a totalement raison et je partage son avis. Je suis toujours revenue de là-bas avec la banane ! Merci pour ton gentil commentaire qui me met de la joie au cœur en retour !

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