Bilan 2016 d’une globe-croqueuse : voyage et personnel !

La fin d’une année et le début d’une autre sont souvent le moment que l’on choisit pour regarder un peu en arrière et observer le chemin parcouru. Utile pour faire travailler sa mémoire et lutter contre Alzheimer, c’est à mon sens tout aussi important pour mettre en lumière le positif pour nous qui avons tant tendance à ne voir que le négatif. Renversons le verre et laissons le sous la pluie pour le voir enfin plein, tiens !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2016 a été riche ! Je pensais que l’année de mes 30 ans était celle du plus gros tournant de ma vie mais c’était sans compter celle de mes 32. Mon existence et surtout ma façon de l’envisager ont radicalement changé. Ce qui a forcément impacté également les voyages. Je te dis (presque) tout dans ce bilan de 2016.

BILAN PERSONNEL

Je ne vais pas trop m’attarder sur ce point ici, en si grand comité. Il faut juste que tu saches que j’ai été malade les six premiers mois de cette année civile et que donc, tout ce qui va suivre découlera de cet état.
C’est quand on est cloué chez soi, dans les salles d’attentes de professionnels de santé où l’araignée gypsy a le temps de tisser sa toile derrière nos omoplates, ou encore dans les administrations qui s’amusent à te faire voyager d’un bureau à l’autre qu’on a largement (bien trop) le temps de réfléchir à sa vie, à ses priorités, aux projets dont on souhaite la peupler, aux erreurs, aux remords… J’ai donc pris des résolutions en janvier 2016, quand j’ai enfin compris qu’une vie est précieuse, que l’on en a qu’une, alors autant la remplir du plus de plaisirs possibles. C’est ainsi que tout a commencé. Je les ai appliquées petit à petit, surtout à partir d’avril.

J’ai commencé par écarter les personnes nuisibles.

Allez tu les connais aussi ces relous qui ne voient que le mal partout, surtout dans tes rêves et projets (parfois un peu fous, ok, mais en quoi dérangent-ils ?), ou encore ceux qui te critiquent sans arrêt par derrière, sans parler de ceux qui sont toujours dans le coin quand ils ont besoin de toi ? La sortie c’est par là m’sieurs-dames. Je ne vois pas pourquoi je garderais des personnes qui font disparaître mon sourire, ma marque de fabrique, dans mes contacts. La qualité, y’a qu’ça de vrai. Je choisis donc des relations bio, pur AOC « gentillessesansfaiblesse ».
Je l’ai toujours fait, plus ou moins, mais cette année, la maladie a terminé d’écrémer et de manière beaucoup plus directe.

amitié

J’ai fait un grand ménage dans mes affaires

Pour cela, un déménagement est toujours utile. Nouveau look pour une nouvelle vie, ce n’est pas que le titre d’une émission TV. Marche aussi pour les lectures, pour la déco… On ne se sent pas plus mal sans le superflu ou les souvenirs matériels inutiles, je te jure ! Au contraire ! (Garde quand même tes vieilles chaussettes… Je peux faire des miracles en classe avec !)

J’ai appris à dire NON et MERDE, sans forcément me justifier.

Non, je ne ferai pas d’effort pour faire quelque chose qui ne me plait pas ou pour faire quelque chose qui me fera manger des pâtes pendant 13 jours ensuite tellement c’est une arnaque financière ! Non, je ne ferai pas quelque chose de bénévole sur mon temps personnel qu’on tente de m’imposer. Non, je ne suis pas asociale, juste crevée, et ce soir je reste chez moi. Non. Court, efficace, et ne laissant plus de champ de bataille dégagé pour les malentendus. Bête comme chou. Et en plus je ne suis pas morte brûlée par l’huile de palme de mon Nutella suite à ça. Des portes se sont fermées en claquant, certes. Mais tellement d’autres se sont ouvertes dans le même temps ! Des magnifiques ! Que je n’aurais jamais vues si les premières étaient restées ouvertes…

J’ai appris à laisser couler.

On ne peut pas tout contrôler ni être parfait dans tout. On ne peut pas plaire à tout le monde. Et alors ? Pourquoi forcer les choses après tout ? Qui sait, si, en laissant couler, d’autres expériences géniales ne vont-elles pas nous arriver, imprévues, inhabituelles ? Les surprises frappent rarement avant d’entrer !

J’ai appris à communiquer.

J’ai arrêté de me poser des questions dont je me faisais aussi les réponses. Stop, erreur fatale. Tu veux savoir ? Tu demandes ! Tu gagnes du temps, tes neurones ne s’emmêlent pas dans leurs réflexions hasardeuses et tu es quasi sûr d’avoir la vraie réponse à ta question, pas celle de ton inconscient. (pour cette résolution, aucun mérite, c’est un des quatre accords toltèques, mais il était vraiment temps que je le mette en place !)
Je suis toujours en train d’apprendre à donner mon opinion antagoniste et argumentée de manière posée. Je déteste tellement le conflit que c’est un gros cap à franchir. Ce n’est pas grave. On continue le combat de rébellion pacifique en 2017 !

Peu d’objectifs personnels donc mais tous appliqués. Là non plus, rien ne sert d’en faire des caisses. La personne à épater c’est toi-même, je te rappelle, donc si tu triches, tu n’avances pas d’un iota. Idem si tu te décourages.

BILAN DES VOYAGES : les moments forts

Le changement de la manière de voyager

Cette prise de conscience, découlant de principes de pensée positive, a tout chamboulé. Mon moi d’avant pensait qu’il fallait nécessairement partir loin pour voyager, découvrir. Oui, parce que je pensais tout connaître de ma ville, celle qui m’a vue naître, figure-toi ! Quelle prétention !
Le fait d’être coincée à Toulouse pendant des mois m’a poussée à m’y balader, seule au début puis en groupe. Le déclic a d’ailleurs eu lieu lors d’une sortie photo avec les instagramers toulousains. Le fait de les voir prendre des clichés originaux de lieux communs et archi connus devenus transparents à mes yeux blasés, a tout révolutionné. Je me suis mise à me balader plus régulièrement, à traquer les moindres détails, à m’intéresser aux lieux insolites, à partir en quête des oeuvres de street-art, à repérer les événements gratuits et/ou intéressants, à tester les bonnes adresses pour les papilles, à sortir de ma routine… Tout ce que je fais à l’étranger, finalement. Pourquoi ne pas jouer à la touriste dans sa propre ville ? C’est pratique, pas cher et ensuite on peut crâner dans les repas de famille !
C’est le principe que j’applique depuis : regarder ma ville, mon quotidien d’un œil nouveau, sous un angle différent, comme si je voulais les shooter dans mon objectif. Ce lever de soleil a des couleurs fantastiques ! Oh tiens, magnifiques les perspectives dans cet escalier ! Ahaha il est marrant ce vélo, posé là ! La lumière du couchant est merveilleuse sur la briquette !
Pas dur, hein ?

Dessin La Grave Toulouse, France

Ensuite, on élargit. On arrête de critiquer la France et on se souvient que l’on vit dans un pays incroyablement riche historiquement parlant mais aussi géographiquement. Pas moins de 3 climats qui le traversent, et leurs paysages associés : montagne, mer, océan, plaines, collines, vert, aride… On a de tout ! Et si on prenait le temps de voyager chez nous avant d’aller s’émerveiller à 8h de décalage horaire ? T’as pas l’air un peu con quand tu dis à des thaïs que tu ne connais pas Paris, en pleine cambrousse du Triangle d’Or sur un scooter ?
Puis si tu veux parler des langues étrangères, essaie donc de tenir une conversation avec une mamie alsacienne quand tu viens du sud-ouest !

Bref, quand on ferme la porte de son chez-soi, on voyage globe-croqueur ! Mais il faut avoir le bon filtre sur les yeux pour s’en rendre compte. Pas celui avec de la bouse pleine de certitudes.

La diversité de la région PACA entre couleurs et vieilles pierres
(janvier à juin 2016)

Le sud-est c’est le sud le plus connu des touristes. Bon, au moins, on est tranquilles dans le sud-ouest !
Je ne vais pas faire ma blasée en te disant que c’est à tort ! Au contraire ! On l’a pas mal sillonné ce sud-est, cette année, et j’ai tout aimé :

Dolceacqua Italie

Le village médiéval de Dolceacqua, en Italie (oui, je prends quelques libertés avec la frontière de la région PACA), juste au-dessus de Ventimille.
Personne en hiver, tu peux te lancer dans des parties de cache-cache endiablées dans les ruelles étroites, sous les arches et dans les escaliers sombres !
Ne manque pas non plus le pont de pierre, original et stylé, à l’entrée du village !

 

 

Massif de l'Esterel, FranceLe massif de l’Esterel aux couleurs magiques alliant une terre ambrée plongeant dans des eaux allant du turquoise au marine ! La corniche qui serpente dans cet environnement est au-delà du réel !

 

 

Entrevaux et Eze

L’arrière-pays niçois : Entrevaux d’abord, auquel on a accédé grâce au petit train des pignes depuis Nice. Moins touristique que Eze et Saint-Paul de Vence, il n’en est pas moins intéressant avec des vieilles pierres et son château perché avec une vue superbe !
Eze ensuite, très médiatisé et pour cause ! Ce village est très bien entretenu, entre pierres et verdure. Il a un sacré cachet. Le jardin botanique tout en haut du village vaut vraiment le fait que tu te rendes les mollets douloureux et que tu couines pendant 2 jours.

sentier littoral à Nice

 

Le sentier littoral qui relie Nice à Villefranche-sur-Mer.
Un peu caché, il ne faut pas louper l’entrée. Et ensuite ce n’est que du bonheur : tranquillité au milieu de 50 nuances de bleu.
Il y a juste un passage un peu pénible en longeant une route passagère.

 

cimetière américain à Draguignan

Le cimetière américain de Draguignan, lié au débarquement des alliés en Provence. Je n’étais pas au courant qu’il y en avait un à cet endroit, je les pensais tous en Normandie. Quel endroit surprenant et chargé d’émotion. Ici personne ne s’amuse à faire le clown. On respecte. C’est bien le moins que l’on puisse faire pour tous ces anonymes qui ont sacrifié leurs vies pour nous.

Le sentier des Ocres de Roussillon en Provence, France

Le sentier des Ocres à Roussillon, en Provence.
Des airs de petit canyon avec ces couleurs tirant du jaune pastel à l’orange le plus soutenu. Tu ruines ta carte SD mais aussi tes chaussures ! La poudre ne partira pas dans un claquement de doigt, je préfère te prévenir !
Mais au final, devant un tel spectacle, on s’en fiche non ?

 

Plateau de Valensole, Provence, France

Les routes de la lavande, dans le Luberon provençal. Ici, le plateau de Valensole. Je voulais tellement voir les champs de lavande en fleurs ! Malheureusement, la floraison est totalement dépendante du taux d’ensoleillement. Et comme mon épiderme était aussi blanc que le pelage d’une hermine, je te laisse deviner ce fameux taux.
Ca commençait à peine mais ce n’est vraiment pas grave. Ces champs à perte de vue sont époustouflants et pour les fleurs, on se sera jeté dans des marées de coquelicots ! Et toc !

 

Le Marais Poitevin (mai 2016)

Après le monde bleu, voici le vert ! Le surnom de « Venise verte » m’a toujours fait rêver et les quelques clichés que j’ai pu voir sur internet aussi. Nous y sommes allés au tout début de la saison touristique et il n’y avait personne ! En 2h de balade, nous n’avons croisé que 2 autres barques. Etant donné la faible largeur des conches (canaux), j’ose à peine imaginer l’enfer de la saison estivale si toutes les barques que nous avons vues à quai se croisent dans le labyrinthe vert !
L’autre avantage c’est que tu peux observer la faune tranquillement, comme ce timide martin-pêcheur…
Mais les villages du marais n’ont rien à envier aux balades en barque dans un monde de verdure paisible et ils  méritent eux aussi le détour avec leurs maisons de pierres claires et leurs façades fleuries.

Mon article sur le Marais Poitevin est ici.

Le marais poitevin, France

Tout en haut de la Tour Eiffel (novembre 2016)

Rien d’exceptionnel en soi pour la grande majorité des gens de ma génération mais pour moi qui n’étais jamais montée en haut de notre symbole français, c’était un moment vraiment fort. La structure est impressionnante, sans même parler de sa taille, et on se demande comment Gustave a bien pu avoir une idée aussi barrée !
Et en haut de la Tour Eiffel, il y a la vue à 360° sur Paris ! On se sent peu de choses !

Mes articles sur Paris sont ici et .

Sous la Tour Eiffel

Mes retrouvailles émouvantes avec Cuba et mes adieux réfléchis
(juillet-août 2016)

2016, c’était mon troisième voyage à Cuba. Je savais avant de partir que ce serait le dernier. Avec le tourisme de masse qui débarque, rien ne serait plus jamais pareil et je veux garder en mémoire le Cuba d’ « avant », celui qui m’a tant émue et qui m’a donné envie d’y retourner par trois fois. Je savais donc qu’il y aurait des retrouvailles mais aussi des adieux avec les contacts et les lieux chargés de souvenirs laissés sur place et que j’ai toujours eu plaisir à retrouver. Mon petit coeur s’est serré pendant un mois mais est reparti en paix, malgré tout, car j’ai le sentiment de m’être imprégnée jusqu’à la moelle de ce fantastique pays si riche.

Mes deux premiers articles sur Cuba sont ici pour les préparatifs et ici pour les représentations des étrangers.
Les autres mettent du temps à arriver tout simplement parce que j’ai du mal à trouver les bons mots à mettre sur les émotions que cette île éveille en moi…

Cuba Trinidad

Le coup de coeur pour Lisbonne (octobre 2016)

Lisbonne, je ne connaissais que par les récits de mes amis ou des connaissances s’y étant rendus. Maintenant que j’y suis allée à mon tour, je comprends totalement la frénésie de ces mêmes personnes quand elles évoquent cette capitale. Lisbonne c’est une ville-capitale à taille humaine. Les différents quartiers sont comme des petits villages où il règne une ambiance propre, on se rendra  dans chacun en suivant un objectif précis. Sauf les touristes comme nous qui veulent tout voir et tout connaître dans un premier temps.
On y fait sacrément du sport aussi ! Tu comprends très rapidement d’où vient son petit nom de « ville aux 7 collines » !

Le premier article est presque terminé, un peu de patience !

Lisbonne citytrip

Le village coloré Le Château sur l’île d’Oleron (décembre 2016)

Cet endroit c’est vraiment la surprise de l’année ! Je pensais connaître l’essentiel du coin pour y être déjà allée précédemment par 3 fois. Prétentieuse que j’étais !
Ici tout est mignonnerie. Le village est petit, on a rapidement fait le tour, mais on y passe pourtant un temps fou tant les couleurs vives des anciennes cabanes de pêcheurs sont photogéniques.

Je parle de ce village arc-en-ciel dans cet article.

le château île d'Oleron

La balade en vélo-bambou au milieu du street-art à Barcelone (août 2016)

Le street-art, l’art urbain de rue, je suis fan. Je ne suis pas du tout dans la technicité, l’historique (quoique, je me soigne peu à peu) mais j’apprécie terriblement les compositions, les couleurs, le trait, l’adaptabilité avec l’environnement urbain. Ca ne coûte rien et ça fait du bien aux yeux !
J’ai poussé Flo, durant nos 6h d’escale à Barcelone, après un vol de nuit et donc sans sommeil, à aller pédaler pendant presque 3h dans le quartier du Poblenou. Je suis une petite copine maltraitante ! En dépit de la fatigue ressentie, je ne regrette rien du tout tant la qualité des graffs m’a impressionnée. Clou de la sortie (qui a fini dans ma chambre à air !) : ce quartier est déserté du tourisme de masse ! Nous étions seuls ! Luxe suprême en août dans la capitale catalane !

Mon article concernant cette sortie et ce vélo confort très particulier est ici.

Les rencontres

As-tu remarqué comme les rencontres en voyage sont souvent plus intenses ? Certaines sont très fortes sur place mais sont éphémères car une fois repartis, le seul contact qu’il reste sont les souvenirs dans notre tête et sur des images pixélisées. Et puis il y a les autres. Ces rencontres qui te marquent, qui matchent, et qui survivent au retour. Cette année on a vécu tout ça. Que ces relations soient des CDD ou des CDI, je retiens :

  • Mes 3 petites mamies cubaines de Trinidad (Cuba) revues pour la troisième fois… la bonté et l’humilité incarnées.
  • Yuskiel, cubain d’origine, rencontré à Vinales (Cuba), et prof de salsa… vivant en France à 1h de chez nous, sortant dans les mêmes soirées que nous ! Le destin de la rencontre est farceur des fois !
  • Yuliet, propriétaire d’une casa à Vinales (Cuba) qui est enfin maman alors que quand je l’ai connue il y a 2 ans, elle désespérait de pouvoir enfanter un jour. Quelle fierté dans son regard en me présentant sa poupée !
  • Angelica, Isabelle, Lucie, Jules, Cyndie et Bernard, ces français vraiment très sympa (comme quoi, il y en a à l’étranger) rencontrés à Cuba et avec lesquels on s’est suivis un bon moment sur les routes (voire dans les restos), sans forcément faire exprès !
  • Les belges et les argentins avec lesquels nous en avons chié sur la montagne boueuse du Yunque à Baracoa (Cuba) en comptant les points liés aux gamelles ! (On passera sur la cuite-réconfort du soir !)
  • Ces espagnols qui étaient nos voisins de table au restaurant Time Out à Lisbonne et qui ont vécu pendant des années à Toulouse.
  • Nos voisins lors d’un concert de faro dans l’Alfama qui nous ont bien informés concernant Sintra la veille de notre montée dans le train.

Et puis bien sûr, toutes les autres rencontres qui feraient de mon article un papyrus de la longueur du tapis rouge au Palais des Festivals de Cannes si je les citais… !
Merci à tous pour avoir apporté des connaissances, des sourires, des émotions et surtout des souvenirs mémorables à cette année 2016 !

rencontres en voyage

Le dépassement physique et mental

Je ne sais pas pourquoi, le voyage possède ce pouvoir magique. Peut-être est-ce dû au fait de nous éloigner de notre routine, de nos habitudes, de nos peurs quotidiennes ou de notre zone de confort. Déjà prendre un avion constitue un repoussement des limites. Tu n’imagines même pas comment, étant donné que ce moyen de transport est une de mes phobies ! Mais cette année je me suis surprise plusieurs fois :

  • faire une longue randonnée au pas de course, dans la boue et avec des chaussures OUVERTES ! (la tarée, je ne recommande pas du tout)
  • traverser une rivière en crue sur un radeau de bambou (et de me manger la gamelle de l’année)
  • marcher du bas d’une montagne à son sommet dans des conditions affreuses : le Yunque et ta boue, je vous veux beaucoup de mal !
  • aller parler à des dizaines d’inconnus avec le sourire, moi la petite timide, surtout face à des visages fermés ou suspicieux.
  • faire des heures et des heures de vélo sous une chaleur écrasante avec des demi-lunes envoyant des SOS toutes les 3 secondes…
  • prendre des photos en plein milieu de routes ou de rails.
  • me situer à moins de 50 cm d’une énooooorme tarentule poilue !
  • Affronter un début de turista avec humour. C’est l’jeu ma pov’ lucette…
  • Danser la salsa à Cuba avec un apprentissage bien différent du nôtre en France !
  • Partir au grand galop sachant que je suis montée 2 fois et demi sur un canasson en pilotage automatique dans ma vie !

Balade à cheval vallee del silencio Vinales Cuba

L’aventure du carnet de voyage

Notre grand investissement à tous les deux pour cette année 2016 ! On s’est équipé du bon matériel, on a pris des cours, on s’est lancé dans nos carnets respectifs avant de finalement décider à Lisbonne qu’on en ferait un commun à tous les deux : Flo au dessin et moi à l’écriture, à la mise en page et parfois aussi au dessin.
Si l’on aime beaucoup les photos et vidéos, on adore tout autant le carnet de voyage. On se déconnecte du monde digital pour revenir à l’essentiel au format papier. On écrit nos souvenirs au jour le jour et on a toujours plaisir à le relire au retour, à le montrer autour de nous. Les gens, attirés par cet objet totalement personnalisé et sans aide technologique, nous trouvent bien mois ennuyeux lors de nos récits de globe-croqueurs du coup !

carnet de voyage Lisbonne

Le slow travel

Quand on devient blogueur, on a toujours envie de collectionner les destinations. La tentation est grande, surtout quand on lit les « concurrents » et leurs 16 pays visités en une année ! Waouh ! Puis, finalement, on se raisonne et on se rappelle que ce n’est pas du tout dans notre caractère.
Depuis toujours, j’ai visité en double ou en triple chaque pays afin de le découvrir mais aussi de le connaître en profondeur, de prendre le temps de prendre le pouls du quotidien des habitants, leurs doutes, leurs espoirs, leurs joies, leurs colères. Je ne suis pas du tout dans la course à la découverte, à l’enchaînement des paysages, des monuments, des activités le plus rapidement possible pour écrire un article mastoc sur les 8 trucs inratables de tel pays.
Si tu regardes mes articles, tu comprends que je suis une grande rêveuse devant l’éternel et que la chose que j’adore le plus au monde en voyage tout autant que chez moi, c’est flâner le nez au vent, déambuler en se laissant porter au hasard des chemins et des rencontres. Alors oui, parfois je passe à côté des incontournables et je raconte des choses très personnelles et subjectives mais qui m’apportent tellement plus sur le plan personnel qu’un inventaire touristique mille fois arpenté par plus professionnel que moi !

Coquelicots Luberon France
Un champ de coquelicots en soi n’a rien d’exceptionnel mais il a pourtant fait ma journée !

La bonne personne pour partager ces expériences

On ne mesure pas toujours l’importance de voyager avec la bonne personne. Un fantastique séjour peut devenir un enfer si notre compagnon de voyage, présent avec nous 24h/24, n’est pas correctement choisi. J’en ai fait l’amère expérience par deux fois, amicalement et sentimentalement.
Il est donc important de trouver celui qui sera le clown en toutes circonstances, l’épaule lors des coups durs, la raison et la patience dans les moments d’emportement, l’optimiste dans les instants de découragement, le complice lors des private jokes, le débrouillard quand on est paumé, le patient face à nos défauts qui ressortent en 3D une fois loin de chez nous, celui qui pardonne les erreurs, qui fait sortir les cafards/crabes de notre chambre, qui a les mêmes délires que nous sur la façon de voyager et de festoyer, qui passera la Biafine entre les omoplates, qui ne nous mettra pas en danger, le bavard pour meubler ces temps d’attente innombrables dans toutes les gares et tisser des connaissances improbables…
Je pourrais continuer longtemps. A chacun de lister les qualités importantes d’un bon partenaire de baroude. C’est essentiel, presque autant que l’achat du billet d’avion.
Bien sûr, parfois on a des surprises aussi sur place en s’apercevant que cette personne que l’on pensait connaître par coeur est en réalité complètement différente dans les moments d’intimité qui sortent du cadre du quotidien français (le maniaque du rangement de sac à dos, l’hypocondriaque face à la moindre poussière foncée, la nymphomane libérée, l’irrespectueux de la différence…). C’est aussi le jeu. Il vaut mieux le voir comme un test.

Pour ma part, je peux affirmer que j’ai trouvé LA personne avec laquelle je veux continuer à voyager longtemps, partout. Enfin presque. Pas sur les montagnes à plus de 17% de dénivelé ! Faut pas pousser…
Il a même cette qualité hallucinante d’apprendre une langue étrangère en une semaine et de pouvoir tenir une conversation basique ! Ca m’épate, ça m’épate !

Lisbonne street-art

Ce que je retiens pour 2017 ?

Ne pas avoir peur de mes rêves et écouter mes envies, mes besoins, quoi que puissent en penser les autres. (en cas d’extrême urgence, leur dire MERDE et leur envoyer des photos de pieds manucurés dans l’eau turquoise)

Un peu de folie dans le Vaucluse

Et pour toi globe-croqueur ? Eh bien, tout ça :

voeux bonne année pour voyageurs

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Vos petits mots

    • Merci pour ton retour !
      2017 a l’air effectivement bien partie et tes dernières photos sont magnifiques (je pose ça là, en passant !).
      Bonne année auto-stoppeuse de l’impossible !

    • Je me demande finalement si des personnes n’aiment pas Lisbonne ? (comment ils font ???) Tu as été dans quel coin ?
      Bonne année à toi également !

  • Et ben j’ai tout lu ! Et j’ai aimé ton bilan ! J’ai même découvert que nous partageons une nouvelle chose : avoir un mec fout-les-boules qui apprend une langue en 1 semaine quand toi il te faut 10 ans !

    Bonne année ma belle, tu es sur une super lancée, continue, FONCE !

    Je t’embrasse depuis le Texas 🙂

    • Aaaaaaah enfin quelqu’un qui me comprend ! (bon, en aparté, c’est quand même bien pratique le mec couteau-suisse de la parlotte, à part quand il se met à parler d’avions et d’airbus dans un endroit paumé en rase campagne avec le chauffeur de taxi !)
      Bonne année à toi aussi depuis la capitale de la violette ! Je fonce un peu au ralenti aujourd’hui, la reprise est rude ! 😀 Poutous !

  • Bravo pour ce bilan inspirant, riche et drôle en plus 😉
    Je me retrouve dans beaucoup de points sur la liste, notamment dans la première partie à l’exception près que j’ai 10 ans de plus et que je n’est pas été touchée personnellement par la maladie mais ma mère l’est depuis mars. C’est vrai que cela remet pas mal de choses en perspectives ! Bref comme toi, j’ai continué à évoluer et surtout commencé à voir les choses avec un oeil neuf… me mettre à la photo a été une révélation, ce qui a débouché sur la re-découverte de ma propre ville aussi ! Quant à Lisbonne, tu te doutes bien de ce que j’en pense 😉
    Je te souhaite plein de bonheur et d’ouverture de chakras pour cette nouvelle année !!!

    • Merci pour ton retour ! La photographie, c’est magique, ça nous apprend à regarder et non plus seulement à voir. Lisbonne… ah… Là, c’est facile, elle est très photogénique ! Merci pour les chakras, je m’entraine pour celui de la rando, c’est un gros défi ! Je te souhaite en retour beaucoup de courage, de patience et des petits plaisirs à cueillir !

  • Quel beau bilan : clair, sincère et juste.
    Je ne peux qu’être d’accord avec toi concernant la découverte de notre propre pays et de nos villes respectives. Etant désormais francilien, je me suis décidé à repartir (petit à petit) à la découverte de ma région natale, la Franche-Comté.
    Merci pour cet article.

    • Bien évidemment, je ne peux que t’engager à le faire. On serait surpris des fois de voir qui connait réellement son lieu de vie ! Tu verras, tu en tireras plein de positif. 😉 Enjoy !

  • ah je découvre ton bilan aujourd’hui. Très chouette cet article
    je te rejoins sur bcp de points notamment sur celui de dire non
    de faire les choses comme on le sent
    je suis aussi de la team je visite une ville plusieurs fois d ailleurs les gens me disent : mais t pas déjà allé la bas oui
    oui mais qd on aime on ne compte pas
    il y a des endroits comme ça , on s y tellement bien que
    c est le cas pour Saint Malo
    très belle année , je te souhaite une très riche année 2017

    • Ahaha oui, effectivement, les gens ont du mal à comprendre que l’on puisse revenir plusieurs fois dans une même ville quand on voyage beaucoup alors qu’il y a tant à explorer. Et pourtant, certains endroits ont vraiment un goût de reviens-y ! J’espère du coup que tu vas au salon WAT 2017 qui se déroule à Saint Malo ??
      Je te souhaite à mon tour le meilleur pour 2017 et d’être heureuse au milieu de toutes tes découvertes et projets !

  • Encore un très bel article ! De mon côté, je n’ai pas un homme qui a des facilités avec les langues (euphémisme 😉 ) mais c’est le plus grand chasseur de bêtes immondes en tout genre, type cafard et même tarentule ! Donc, je garde ! Je trouve très beaux les carnets de voyages mais serais incapable d’en faire un vu mon niveau en dessin. J’aime beaucoup regarder ceux des autres et suis admirative en voyant les croquis qui saisissent un moment et rendent compte d’une atmosphère. C’est un très beau bilan et je te souhaite une meilleure santé. Bonne continuation !

    • Non mais le chasseur de bêtes fait aussi très peu l’objet de retours au SAV, faut le savoir ! Pour ce qui est du dessin : il faut absolument arrêter de se mettre des barrières qui n’existent bien souvent que dans notre perfectionnisme ! Je suis certaine que beaucoup de photos sont bien plus loupées que des dessins. De plus, comme je l’ai souvent répété, c’est en pratiquant qu’on devient meilleur. Mon bonhomme-têtard en sait quelque chose ! Tu n’es pas obligée de montrer ton carnet d’ailleurs. C’est totalement personnel.
      A mon tour, je te souhaite le meilleur pour cette année qui arrive.

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