TOULOUSE : Le Canaille Club, restaurant éphémère

Un restaurant éphémère ? C’est quoi ce truc encore ? 
Un concept du tonnerre qui séduit les 30-40 ans dans la ville rose !
Je fais les présentations ? 

Bon, sache que je fais la spécialiste comme ça mais en fait, je ne connaissais pas du tout avant d’y mettre les pieds hier soir ! J’étais tellement séduite par le lieu et les plats que je n’ai posé aucune question, j’ai juste ouvert des yeux de merlan frit en extension. Et puis la bouche aussi, j’ai ouvert la bouche. Un réflexe de béquée. 

Quel est le concept ? 

Un truc dont l’originalité (du moins sur Toulouse, je ne sais pas si ça se fait ailleurs en France) me séduit.
Pendant 8 semaines, 8 producteurs et artisans locaux font partager leur métier et leur passion des bons produits au travers d’une carte comprenant des « tapas » ou des plats plus élaborés. 
Le restaurant est donc éphémère, il fermera ses portes le 5 septembre 2016.
Il s’agit de la deuxième édition. La première, en 2015, suivait les mêmes règles et était située sur une péniche au niveau du quai de Tounis. 

Mais encore ? 

Le mieux c’est que tu me suives.
20h30 : On arrive dans la bonne rue indiquée par l’adresse donnée par les cousins, on repère le n°41. La façade est sobre, rien n’indique vraiment que c’est là (sauf si tu lèves les yeux bien haut, il y a une toute petite enseigne toute timide).
Bon, on s’engouffre malgré tout dans le passage avec quelques légers éclairages rosés. 
Ah oui, c’est bien là !  

20h45 : On débarque dans une cour surprenante étant donné la sobriété du côté rue. Un tilleul immense trône, majestueux, au milieu des tables faites de tourets électriques ou de tonneaux et d’assises en palettes de bois ou en petits tabourets. Les rires fusent de toutes parts, certainement alimentés par les potions magiques concoctées dans un fourgon rouge de marché vintage.
Quelques guirlandes lumineuses donnent à l’ensemble un air de guinguette rétro. Il ne manque plus qu’un petit bonhomme en veston pour nous pousser la chansonnette accompagné de son accordéon ! 

le canaille club 2016 Toulouse
Oui oui, c’est bien de la vigne au premier plan !

 20h50 : Etant arrivés les premiers, on attend à présent les autres. Bon, bon, comment s’occuper ? On va peut être changer du traditionnel apéro debout surtout qu’ayant perdu mes kilos de trop, je ne tiens pas à ce qu’on me les ramène de suite…
Oooooooooh regaaaaaaarde un babyyyyyyyyy !! Un baby-foot vintage comme celui de mes années lycée ! Allez, hop, on joue ! On s’en balance que je sois avec 4 accessoires bling bling et des talons (oui, faut pas croire, j’ai tiré leçon du dernier passage à La Centrale !!), là, de suite, j’ai 16 ans et je veux jouer au babyyyyy ! Surtout qu’il est en accès liiiiibre !
Tu l’auras compris, c’est dans l’enchaînement des balles en liège contre balles en cire (et accessoirement la bonne branlée infligée à M. Coolture 😄), que s’est joué ma lovitude pour l’endroit ! Je suis facilement corruptible en fait. Ca craint. 

20h56 : Les autres participants sont là, nous pouvons enfin aller nous installer sous ce magnifique tilleul.
Ah non messieurs dames, ici ce sont les apéros et les « tapas », suivez-moi, nous allons aller de l’autre côté. 

21h : On traverse un porche à l’intérieur de l’immense bâtisse en briques roses et là surpriiiiiise ! Une nouvelle cour, plus intimiste malgré les 80 couverts, avec des tables disséminées au milieu des arbres et buissons, et encadrée par les murs du bâtiment qui a longtemps abrité les services administratifs du Rectorat (je suis vraiment comme à la maison en fait). L’éclairage est doux, feutré, alimenté en partie ça et là par de petites guirlandes. La campagne à la ville !

21h10 : Les serveurs sont nombreux, rapides et efficaces, on peut passer commande après avoir consulté la carte, fournie, mais juste ce qu’il faut.
Il n’y a pas de menu et compte environ 35€ pour entrée/plat/dessert sans les boissons. 

21h30 : Mais ça les vaut et on s’en rend de suite compte quand nos plats arrivent ! 6€ l’entrée de pan con tomate gargantuesque et présenté avec goût. Là encore, La Centrale, si tu me lis…
Je conseille très vivement la mozzarella di buffala au pesto. C’est une tuerie qui fond dans la bouche ! (10€)
Et avec ces deux entrées tu es calé ! Enfin si tu es une nana.
On enchaîne avec le plat principal et de mon côté, j’ai opté pour le tartare de thon rouge aux pommes et piment d’espelette (18€). Je te laisse te faire ton avis sur le dressage : 

Carpacio de thon rouge Canaille Club Toulouse

 Le poisson était frais, il glissait tout seul, rien à redire !
Le dessert ? Ah non, c’est pas possible ma gentille dame ! J’ai oublié mon estomac amovible à la maison… 

22h30 : C’est l’heure de repartir, en marchant d’un pas aussi léger… qu’une enclume.

Au final ? 

Un chouette cadre à la déco guinguette, une cuisine de qualité et de quantité pour un prix qui correspond bien, un côté un peu secret à l’existence du lieu (on ne connaît que par le bouche à oreille), l’absence de musique suicidant les conversations, je valide tout. 
Vas vite y faire un saut dans les deux prochaines semaines, qui sont aussi les dernières, et reviens laisser un comm’ pour me dire ce que tu en auras pensé !
De mon côté, Le Canaille Club, je vous donne rendez-vous pour la saison 3 2017, où qu’elle soit, pour découvrir un nouveau lieu du patrimoine toulousain comme je ne l’aurais jamais vu ! 

Sijedevaisvraimentfairechiermonmonde : je dirais que les serveurs pourraient s’habiller avec une tenue un chouïa plus classe, pour aller avec tout le reste ! 

*****
Ma note : 19/20

Informations pratiques

Site Web

Contact informations et réservations : 06 14 73 21 43

Ouvert du mardi au samedi

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.