Les valises, c’est pas que sous les yeux !!

Je ne sais pas si tu connais cet excellent petit livre sans parole et uniquement réalisé à base de symboles ?

Il traite de la différence entre les hommes et les femmes, des fois que la reprise paralyserait conjointement ta rétine et tes neurones par avance épuisés.
En regardant Mr Cool-ture s’affairer hier soir pour son séjour, j’ai eu envie de te remémorer une de ces fameuses différences principales et surtout quand on part en voyage. Tu vois de laquelle je veux parler ?? 

Oui !!! Les bagages !! Avant, pendant et après !! Grand moment pour tout couple qui se respecte (ou pas, d’ailleurs, pendant cette étape, car ça peut vite dégénérer) ! 

Quand on se décide à partir en voyage, qu’on a épluché tous les comparateurs de prix en changeant mille fois d’adresse IP, qu’on a finalement pris son billet d’avion 6 mois à l’avance à un prix défiant des Louboutin en soldes, arrive THE moment. 

Libéréééééeee délivréééée !

 Ah ce sentiment de liberté. De chaînes brisées. D’air nouveau dans les poumons. Mieux qu’un abonnement à vie chez Haribo Light.
Jusqu’à ce que toi, spécimen XX tu penses : 

                      QUE VAIS-JE PRENDRE DANS MES BAGAGES ?

En général, chez toi, cette question débarque quelques semaines avant la date du départ. 
Chez monsieur, elle ne débarquera bien souvent que quelques heures avant le départ, donc je ne m’appesantirai pas sur ce sujet le concernant. 
Et là il se passe quelque chose de vraiment étrange dans ton cerveau.

Tu te mets à compulser frénétiquement des tonnes de listes pour (essayer de) ne RIEN oublier ! C’est vrai quoi, bien souvent tu vas dans un endroit où tu dois fabriquer toi même ta serviette hygiénique en feuille spongieuse car NON, tu ne croises AUCUNE supérette pendant 3 semaines ! (menteuse…)

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Et bien sûr, la nuit au lieu de dormir pour bien préparer le futur décalage horaire, tu te réveilles, en sursaut, et tu te lèves car tu as oublié de noter LE truc ABSOLUMENT indispensable.

Et puis, tu vas t’équiper. Toujours dans la frénésie du départ imminent. Dans quelques semaines, c’est imminent. Parfaitement. 

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Le matos pour les globe-trotteurs évolue chaque année pour mieux ranger, étanchéiser, miniaturiser tout le barda alors tu cours les ventes sur le net et celles en boutique pour que le miracle de Tétris opère sur ton nécessaire vital. 
Enfin, comme tu en as marre de passer trois plombes au carrousel de récupération à guetter ton bagage qui ressemble comme 2 gouttes d’urine d’opossum aux dizaines d’autres qui tournent depuis 10min, tu décides de personnaliser le tien. 
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Suivant la technique de personnalisation, ce sera plus ou moins esthétique. La plupart du temps, ça aura sa place dans un musée d’art moderne. Enfin pour moi. Depuis, je me contente d’une jolie étiquette qui s’avère même super pratique quand ma « petite » merveille s’égare. Parfois, c’est même celle de la compagnie aérienne. Non pas parce que je suis fayotte, mais juste parce que 
1) on m’a volé la super trendy-glamour-fashion que j’avais shoppée un mois avant.
2) j’ai oublié de noter la sus-citée dans mes listes et elle est donc restée dans la boîte « road trip » à la maison.
Allez place au PENDANT maintenant ! C’est parti pour le remplissage de bagage.
 
Chez Madame, prévoyante, « pendant » s’étale entre une semaine et quelques heures avant le départ.
Chez Monsieur, allant toujours droit au but (je ne supporte pas l’OM, ni aucun autre club footeux, soyons clairs), « pendant » s’échelonne entre la veille et quelques secondes avant le départ légal. Voire quelques secondes après, si tu as le même modèle que moi, qui a toujours un truc à récupérer/vérifier une fois que la clé a déjà été tournée.
Pour lui, ça se passe généralement comme ça : 

  
En 15 min maxi tout le nécessaire est sorti, des fringues, à la trousse de toilette, en passant par la pharmacie.

Un peu de calcul organisationnel et de positionnement dans l’espace et hop ! Tout est dans la boîte et il reste même du rab de place. (marche aussi pour le coffre de voiture en période de Noël et avec co-voitureur !)

C’est toujours l’étape qui m’épate, je me dis que je suis avec un super héros ! 
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Chez moi, c’est plus compliqué. Plus long. Je dois faire honneur à mon statut de nana. Ca commence toujours par 
J’veuuuuux paaaaas… J’aime pas du tout ce moment ! 
Puis je me raisonne, parce que je suis une grande fille et que c’est super de partir dans cet endroit qui me fait baver depuis un moment, que j’ai une chance incroyable. Alors je me remonte les manches, je râle un peu pour la forme et
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Dans mon idéal à moi ça se passe comme ça. Mais tu te doutes bien que la vie c’est pas un dessin animé…
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La vie c’est ça. Une valise ou un sac à dos toujours trop petit. Nanméo, ils font exprès les fabricants ou quoi ?

 Alors je me résous : 

Je me demande si tout est absolument nécessaire ou s’il n’y a pas des choses que je pourrai acheter sur place en cas de besoin. Si je ne peux pas diminuer la quantité de fringues (bon, avec ce short, je peux mettre ce haut et celui là. Pas besoin de prendre donc ce short en plus.)
Mais il faut quand même que je prévoie s’il va faire entre 12 et 47 degrés, oui, même sous les tropiques, on-sait-jamais. 
Des affaires de pluie aussi. 
Et si jamais on est invité dans une soirée donnée par l’ambassadeur, il me faut peut être un truc habillé aussi ? 
Et si j’ai mal aux pieds dans ces nouvelles godasses que je viens d’acheter exprès, il m’en faut une autre de secours ? 
Et si un satellite de l’armée Éthiopienne venait s’écraser pile sur mon coin de paradis et que ça devenait la fin du monde de Paco Rabane, il me faut du matériel de survie et des médocs ?  
Et si on se balade, on randonne, on fait de la licorne de mer sous-marine, on vole avec les cacatoès, il me faut des fringues adaptées ? 
Tiens, et cette jupe que je n’ose jamais mettre en France, ça sera plus facile de la porter à l’autre bout du monde sans témoin oculaire de mon entourage (merci les logiciels de photos pour m’aider dans les recadrages de photos au retour) !

Bref, il me reste toujours 3 dm3 en trop pour faire tourner à 360° la fermeture éclair.

Et je me résous (bis). Je cherche une idée brillante mais elle a dû prendre l’avion elle aussi.

   
Je réalise donc la seule solution qu’il me reste et je me tourne vers Monsieur pour lui demander de m’aider pour les finitions.  

Il est bien évidemment enchanté et cela se voit sur son visage rayonnant de bonheur.

Après un peu de chantage affectif, il consent à jeter un oeil à sa Mission Impossible.

Et il relève bien évidemment le défi…

Finalement je me résous au chantage gastronomique (le menaçant de faire à manger… que MOI je fasse à manger bien sûr)  et là, il prend les choses en main.

En 15min, l’affaire est dans le sac !

 Bon… Il y a quand même quelques désaccords. L’intérêt d’avoir trois maillots de bain par exemple. Un pour la nage sportive ou tout autre activité agitant la cellulite, un pour faire ma sirène échouée et un moche mais qui laisse peu de traces de maillot. Simple non ? Par pour monsieur et son laïus de brique Lego encastrable intra-bagageos.

Mais tout est bien qui finit bien.

Trop contente ! La corvée est enfin finie ! C’était fastoche en fait !
Je vais même poster la photo du bagage sur facebook. Quoi ? J’ai quand même droit à quelques « like » vu l’ampleur du boulot abattu non ? (et si ça peut en faire râler un ou deux au passage…)

Nous voilà tous deux équipés du mieux possible pour affronter nos vacances de rêve. Bon, avec quelques petites péripéties pour maintenir son adrénaline toujours prête à intervenir, manquerait plus qu’elle se repose sur ses lauriers celle là ! 

Mais voilà, dans l’histoire des bagages de couple, il y a aussi un APRES.
 
Tu es arrivé à destination. Tu prends tes marques. Les soucis du quotidien sont déjà loin, aussi haut que l’avion qui t’a déposé et qui est déjà reparti. Certainement vers une destination moins sympa. 
Tu es encore plus amoureux. L’effet bronzage, c’est miraculeux. Même celui de chez ton esthéticienne. Sous les palmiers il rime moins avec « j’ai triché ». 
D’où on vient déjà ? pfffffttt, ch’ais plus. 
Aaaaah qu’on est bien avec ce petit courant d’air chaud et rafraîchissant à la fois…
Et….

Un cri déchirant retentit !

C’est celui de mon super héros en maillot de bain aux fleurs hawaïennes.
Il semble en situation délicate. 
Je m’avance, prête à apporter mon secours en cas de feuille de menthe du mojito asphyxiant la glotte…
Mais… 

Gné ? Tu m’as dit de laisser le décodeur à la maison. On parle de quoi exactement ?
Ah ! De tes caleçons, du dentifrice, des cotons-tiges, des serviettes micro-fibres, du savon-shampooing et de l’imodium ? 
Effectivement, quand on voyage à 50% du nécessaire, c’est plus facile pour garder un peu de place pour les cadeaux à ramener. 

JE suis donc un super héros aussi. Mais sans cape. Je préfère voyager incognito. 

Profitez les filles, c’est maintenant que vient le meilleur moment !

PS : Mais la suite du voyage te fera comprendre le pourquoi des 15min de choix à peine pour la composition de la valise de Monsieur. Je laisse la parole à Cristina. 
(Pour la soirée chez l’ambassadeur… en fait je peux pas. J’avais oublié. J’ai hippocampe littéraire.)

Re PS : Au final Madame ne mettra que le quart de ce que contient son bagage. Ou peut être un peu plus. Juste histoire de montrer à Monsieur qu’il n’a pas porté ça à chaque escale pour rien ! 

Allez… sans rancune ??? Tu le sais bien que c’est de l’humour caricatural. (Quoique ?)
 En avant pour de nouvelles aventures ? 

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Mais toujours avec ma maison de poche en auto-greffe ! On change pas une équipe qui pèse !

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