BARCELONE : 7 bonnes raisons de tester le vélo-bambou pour découvrir les oeuvres de street-art

6h d’escale à Barcelone, capitale de l’Espagne catalane.
Comme la plupart des toulousains, j’ai visité l’endroit un bon nombre de fois et je suis en quête de renouveau sur place.
6h c’est quand même long, on peut en profiter pour s’y déplacer et partir découvrir encore un peu cette ville qui recèle bien des trésors. 
Suite au festival Rose Béton à Toulouse, mon choix s’est porté naturellement sur la découverte de l’art urbain de manière originale dans ce lieu qui foisonne d’artistes inspirés. 

Voilà donc comment nous nous sommes retrouvés sur des vélos en bambou pendant 3h dans le quartier du Poblenou. J’ai adoré ça et je vais t’expliquer pourquoi petit padawan.

 

1) Du confort à ton corps tu donneras

Dès la prise en main on s’aperçoit qu’il est d’une légèreté incomparable, presque comme un vélo de course. La sur-selle en gel prend soin de tes demi-lunes postérieures et, du côté de ce qui est pourtant mon point faible, en dépit des 3h de pédalade, je pouvais facilement continuer quelques heures !
Le guidon est placé de telle façon que ton dos soit préservé. Tu peux te tenir droit sur ta selle, sans aucune fatigue cervicale ou lombaire.
J’étais épatée d’avoir tenu si longtemps sans aucune douleur. Idem pour le lendemain !
Les vitesses passent très facilement en appuyant sur un bouton pour monter et sur un autre pour descendre. La prise de tête entre plateaux et vitesses t’est épargnée, petit cerveau de padawan binaire !

Anecdote : le bambou du vélo, ce n’est pas du plas-toc. C’est du vrai véritable, qui vient d’Amérique latine.   

2)  Dans un quartier non touristique tes pieds sur pédales tu mettras

Ramblas, Barrio Gotico, Barceloneta, tout ça, tu connais. Et tu n’es pas le seul vu la foule compacte !
Ici, dans le Poblenou, tu laisses les sardines derrière toi, même un dimanche en plein mois d’août. Rien que ça c’est jouissif.
Enfin du nouveau dans une ville dont tu pensais avoir fait le tour culturel. (prétentieux, va ! 😄)

3) Des connaissances d’un guide francophone tu te délecteras

Le verbe peut sembler fort mais il est terriblement réaliste. Après un mois à Cuba, on se délecte réellement de tout comprendre lors d’une visite guidée et de pouvoir poser toutes nos questions sans frein, que ce soit à cause du manque de vocabulaire spécialisé ou bien à cause d’un tabou imposé par des cultures différentes.
Antoine, notre guide, est français originaire de Nantes, cool, et très calé dans son domaine qui le passionne. 
Tu peux lui poser toutes les questions que tu veux, il y répondra avec plaisir et se documentera sur la question si vraiment tu lui poses une colle. 
Le nec plus ultra : en véritable passionné, Antoine ne semble pas compter ses heures à la minute près et ça, c’est vachement agréable. On n’est pas en sortie de tour opérator chronométrée à la seconde, on prend le temps ici ou là suivant les goûts de chacun mais aussi en fonction du niveau de connaissance de chacun en matière d’art urbain.
Ca fait du bien parfois d’être une personne et pas du fric à engranger. 

4) De piloter une Ducati hors série à paillettes luminescentes l’impression tu auras

C’est très simple, toutes les personnes que tu croiseras et dont les pupilles ne seront pas avalées par les cernes dues à la fiesta de la veille, se retourneront sur ton passage en employant le mot international « bambooooo ». (exception faite des endormis myopes qui ont parlé de « bois »)
T’es une star baby ! Enfin, ton fier destrier en est une, c’est presque pareil. 

5) Même en étant aussi sportif qu’un aï en pleine sieste comateuse, comme un guépard délié la visite tu assureras

Pour information, j’ai fait cette balade après 3h d’attente dans un aéroport + 10h30 de vol + une empanada au fin fond de l’estomac + une nuit blanche dans les valises à cernes.
Au bout de 3h, je me sentais aussi fraîche que la rosée du matin sur mes feuilles de menthe à mojito. Enfin, presque. Il a fallu demander à Antoine de ne pas trop ralentir le rythme parce que je n’étais pas sûre que la force d’inertie inerte maintienne le vélo magique à l’équilibre en cas d’épisode narcoleptique inopiné !

Aller au Poblenou est d’une facilité déconcertante : tu ne circules que sur des pistes cyclables et tout est quasiment plat. La seule « difficulté » est d’être réactif à ces dizaines de piétons inconscients qui tentent de suicider leurs orteils sous tes roues en regardant l’écran de leur smartphone (ou les fesses de la nana blonde décolorée à rollers).

Enfin, pour ceux qui craignent la chaleur espagnole, aucun problème là non plus. Même en plein mois d’août, le Poblenou n’est pas très loin de la mer, donc on a de l’air et en pédalant, au pire, on s’en crée ! N’oublie juste pas la bouteille d’eau. 

6) Une activité originale et qui déchire, enfin à Barcelone tu expérimenteras

Enfin quelque chose que tous tes potes n’ont pas fait avant toi il y a des années de ça.
Enfin quelque chose pour leur rabattre le caquet.
Enfin une activité que tu peux proposer pour un EVJF/un EVG pour se « reposer » des excès de la veille ou du soir à venir et qui sort un peu de l’ordinaire pour un curieux de l’art, des villes ou des deux à la fois. 

Mais surtout : 

7) De couleurs, de variété, de fresques superbes, tes mirettes tu enchanteras

Sur ce point, je ne vais pas te mentir, je suis très loin de pouvoir nommer tous les artistes qui nous ont été présentés. Contrairement au festival Rose Béton, je n’avais pas de calepin avec moi pour prendre des notes ! Si Antoine tu passes par là, n’hésite pas à indiquer quelques noms d’artistes sur l’album facebook associé à cet article !
Je me souviens avoir vu passer deux artistes toulousains : Miss Van (touche girly qui rappelle certaines illustrations de BD) et Matéo (qui rappelle la technique carnet de voyage dans ses dernières réalisations) dont j’adore le style et dont j’espère arriver à trouver les oeuvres sur Toulouse maintenant. Je suis ambitieuse pour Miss Van (edit : elle m’a entendue et vient de réaliser une fresque 😍) mais Matéo me semble plus accessible car plus présent dans nos rues. 

miss van barcelone
Miss Van en partenariat avec 2 autres graffeurs
Matéo sur la gauche, artiste complexe peignant au pochoir (personnage, mais aussi tapisserie rappelant celle de chez sa grand-mère) et se jouant du contexte pour créer son graff’.

Morceaux choisis : 

Toujours Matéo…

Un de mes préférés que je trouve vraiment classe…

Petit message à tous les joueurs de Pokemon Go… (j’en ai trouvé un sans écran moa, je dis ça je dis rien !)

Anja Mila

 Pour continuer l’aventure, ça se passe sur l’album facebook (il arrive incessamment sous peu) ou sur l’album google mais mets des lunettes, ça va être violent pour tes yeux fragiles !! Protection indice 5 pour les verres !

En bref ? 

J’ai adoré cette activité du début jusqu’à la fin, malgré la fatigue. Antoine est très sympa, la communication virtuelle pour la réservation est rapide et efficace (avec même un rappel de sa part la veille), le tour en lui-même est pro, équipé de matériel de très bonne qualité.
On commence à se connaître plutôt bien maintenant, depuis 8 mois, toi, moi et mes avis acérés et sincères. Ce qui devait arriver, arriva. Je n’ai RIEN à redire. On m’a amputé de ma langue de franchise, ça fait bizarre. 
Sudiste français quasi voisin ou juste amateur mondial de pays catalan, si je t’ai donné envie, lance toi sans l’ombre d’une hésitation, tu ne le regretteras pas. 

PS : Oui, tout est bleu, mais j‘ai beau me battre avec le code html, ça ne veut pas s’en aller. Pense au curaçao. C’est bon le curaçao ! 😄

Cherche donc l’erreur. Si si, y’en a une !!

 

*****
 Ma note : 20 / 20

    

Informations pratiques : 
 Street Art Barcelona Tour
– 2 tours à pied dans les quartiers Raval / Gotico & Born de 2h pour 12€/pers
– 1 tour à vélo bambou dans le quartier du Poblenou de 3h, prix à la demande
Instagram : streetartbcn
Contact info et réservation : streetartbcn@subagora.eu
(+34) 672 864 566
(+34) 634 055 284   
Langues proposées : français, anglais, espagnol, russe
Boutique El Ciclo
Adresse : Calle Nou de Sant Francesc 17, 08002 Barcelona 
(barrio Gotico, perpendiculaire aux Ramblas) 

 

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